Semaine continue avec Sylvie Reno
Thème : Le pouvoir
J'étais très triste, mais "de toute façon cette fille là elle va jamais vraiment bien, et puis elle est là, et en même temps elle est pas là." C'est quand même étrange de se dire qu'en voulant
réfléchir sur les rapports humains, mes rapports humains, j'ai fini par m'attaquer à la figure du père.
Quelque chose de la psychiatrie, là dedans, je ne sais pas, "bref".
Quelque chose de caricatural aussi, on vous parle de pouvoir vous répondez par le père, un peu facile, peut être, et en même temps, évident. Quelle autre figure après tout pourrait aussi bien
représenter le pouvoir au sein des rapports humains...
Peut être suis je un peu tous ceux qui m'ont influencée, tous ceux qui ont exercé un pouvoir sur moi quel qu'il soit.
Alors c'est que déjà, je ne m'appartiens pas entierement. Enfanter c'est nous dit on, perpétuer la vie, quelle vie, si ce n'est celle de nos parents ? Je porte quelque chose d'eux en moi, au
minimum leurs gènes. J'hérite de certaines choses qu'ils ont laissées en moi, en fin de compte, je porte en moi la trace de leur existence qui est emmennée à être "passée".
C'est donc bien de celà qu'il s'agit : perpétuer un souvenir. Et plus précisement le souvenir de la vie, "leur vie". Et c'est aussi bien là le rôle du masque funéraire... Celui qui ne cherche pas à cacher mais à révéler. Alors, au final, peut être suis je un peu de ce masque, peut être est ce un fragment d'autoportrait, au delà du visage d'une personne "autre".





